peco logo

StopCovid ou une certaine remise en cause de la séparation des pouvoirs


Rédigé par keumshot le 1 commentairee

Bien alors en fait, on part de d'un article du monde sur le projet StopCovid, puis naturellement vient un article de la quadrature venant démontrer que c'est le début d'une catastrophe pour nos libertés individuelles , et donc plus récemment cet article numérama présentant les difficultés qu'a le gouvernement d'articuler son projet de santé publique avec le secteur privé.
Une application lancée par le gouvernement recommandée par les scientifiques stipulant qu'un outil de traçage des relations sociales pourrait rendre le confinement plus ciblé et donc plus efficace. Mais difficile à mettre en place comme bon leurs semble car son déploiement passe par des outils qui ne sont pas les leurs. Selon moi, une application morte née, qui coûtera beaucoup d'argent et qui ne verra sûrement pas le jour... Et que si jamais elle est tout de même déployée elle ne sera jamais à la hauteur des enjeux auxquels elle prétends faire face (cf les arguments de la quadrature, simples et imparables).

Maintenant que j'ai mis de côté ce que je pense de la pertinence d'un tel projet, son cheminement soulève une série de questions intéressantes de par son contexte inédit. Il outrepasse l'intérêt économique, il est amorcé par le gouvernement dans sa politique de santé publique, mais elle il se déploie via le smartphones qui eux sont déployés par le secteur privée... Le tout dans l'urgence d'une crise globale
Si l'on dégrossie, on a un sujet délicat, à savoir le traçage des individus et la question de l'anonymat pris en main par les pouvoirs publiques sous le joug des politiques du secteur privée.

Étayons alors plusieurs choses: D'abord il faut admettre que nous sommes dans une démocratie représentative. La sommes des individus participant au fonctionnement de la nation est gouvernée par une élite qui la représente, formée face à la complexité des directives à prendre et conseillée par les scientifiques.
On admet donc qu'il n'est pas possible pour le tout venant de répondre à la difficulté des enjeux et on accepte une certaine soumission au pouvoir dans la mesure où une part de notre "libre arbitre" est pris en compte tout les cinq ans pour déterminer la stratégie qui est bonne pour nous.
Nous ne sommes pas dupe, cela fait maintenant quelques quinquennats que les processus ne sont plus aussi démocratique qu'ils le prétendent. C'est un problème mais ça ne date pas d'hier. C'est une question ouverte et vieille comme mes robes.
Mais admettons que la souveraineté nationale doit de se préoccuper d'abord de sa survie et donc des mécanismes bénéfiques pour entretenir une population saine et robuste: Éducation, Défense, Santé, Artisanat, Agriculture etc.

Sauf que cette souveraineté publique doit ajourd'hui elle même se soumettre à un système économique où de puissantes institutions privées (GAFAM notamment) ont développé un pouvoir fort par la mise en place d'infrastructures techniques dont dépend maintenant cette même population.

La problématique que je trouve intéressante, c'est que si la souveraineté national est animée par une idéologie (qu'est ce qui est bien / mal pour l'ensemble des individus qui la compose), les institutions privées (même si elles mettent en avant des "valeurs") sont animées par la nécessité de générer du profit pour survivre dans un système concurrentiel. Or, le fait que ces institutions prennent une place croissante dans les choix politiques génèrent de facto des incompatibilités. Une nation doit-elle être dirigée par des mécanismes économiques artificielles (la morale et les valeurs se superposant dans sa direction), ou doit elle d'abord établir ce qui est "bon" pour elle afin d'établir les conditions de sa souveraineté. .

DClassé dans : Actus ,Mots clés : aucun

A propos de l'auteur, keumshot:

1 commentaire

קוקסינל a dit : #1

I don't even know the way I ended up right here, however I
believed this put up was great. I don't realize who you are however definitely you are going to a famous blogger in the event you are not already.
Cheers!

rFil RSS des commentaires de cet article

Les commentaires sont fermés.